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Interview

Alan Roura: «J’aimerais beaucoup être dans le top 10 sur ce Vendée Globe» (3/5)

Nous avons rencontré Alan Roura peu avant sa deuxième participation au Vendée Globe. Il nous parle du Défi Azimut, du confinement, de sa préparation au Vendée Globe et de sa nouvelle vie de famille.

Quel est votre objectif pour ce deuxième Vendée Globe?

L’objectif de classement va être très dur à dire. Il y a beaucoup de bateaux neufs aujourd’hui qui vont forcément plus vite et qui sont menés par de très bons skippers en plus , donc ça n’aide pas. L’objectif pour moi aujourd’hui, c’est de faire le tour du monde en 80 jours. C’est un bel objectif, je pense, qui forcément, si j’arrive à l’atteindre donnera un joli classement. J’aimerais beaucoup être dans le top 10 sur ce Vendée Globe. Maintenant, c’est une course longue. Il peut y avoir beaucoup de casse, autant pour les autres que pour moi. C’est une gestion globale qui va permettre de faire un joli Vendée Globe.

Quelles différences principales voyez-vous par rapport à votre première participation en 2016?

Le premier Vendée Globe, j’étais parti en aventurier. C’était l’objectif de faire un Vendée Globe, un tour du monde en solitaire, prendre du plaisir, apprendre, grandir. Aujourd’hui j’y vais en compétiteur, avec le couteau entre les dents. Je ne suis pas là pour terminer le Vendée Globe mais pour faire une jolie performance. C’est déjà quelque chose qui a beaucoup changé. Je n’ai plus le même bateau, donc plus les mêmes ambitions. Il y a moyen de faire un joli truc je pense. 

Cette année, le Vendée Globe comptera 33 participants, nombre record. Qu'est-ce que cela va changer?

Plus y’a de fous, plus on rit. Donc ça c’est chouette. Il y a beaucoup de bateaux de générations différentes. Il va falloir faire sa course dans la course. C’est un peu souvent le cas avec le Vendée Globe, d’ailleurs.  Après plus de bateaux, plus de risques d’avoir de la casse aussi pour certains. Les bateaux sont bien préparés, fiables la plupart, donc il n’y a pas de raison que ça se passe mal. Mais ça reste un Vendée Globe.

Comme en 2016, votre bateau est d’une génération plus ancienne que ceux de vos concurrents. Pourquoi ?

C’est un choix premièrement financier. Quand on regardait les bateaux à l’époque, pour racheter les bateaux de génération 2015, qui avaient gagné le dernier Vendée Globe, ils sortaient à 3,2 - 3,7 millions, donc relativement cher. Aujourd'hui, notre bateau, il vaut tout fini 1 million. 

Notre objectif c’était de nous battre contre les bateaux de cette génération. Ce qui est le cas aujourd’hui, on arrive à se battre contre eux donc c’est très positif. Si on veut gagner avec un bateau neuf, aujourd’hui, il faut compter environ 6 millions d’euros. On ne joue pas dans la même cour. C’est dur de trouver des budgets aujourd’hui, encore plus avec la situation sanitaire dans laquelle on se trouve. 

Donc c’était un choix financier mais aussi de technologie.C’était intéressant de prendre une coque et de la modifier entièrement.De se dire on va créer un bateau à foils, qui va être performant. On va grandir et évoluer avec le bateau. Je pense qu’il ne faut pas non plus brûler les étapes. Je n’avais pas l’expérience pour prétendre à une victoire sur le Vendée Globe et partir avec un bon bateau. Donc j’ai décidé de vendre un projet qui était à l’échelle de mon projet.  


Première partie: Défi Azimut - «Dans les conditions qu’on a eues, je m’en sors plutôt pas mal»

Deuxième partie: 
«C’était très dur à vivre d’avoir un chantier naval vide et un bateau de course au sec» 

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