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Les vainqueurs de la Transat Jacques Vabre 2019 s’expriment

Les skippers français ont raflé les victoires de toutes les catégories lors de la 14ème édition de cette transatlantique. Ils sont revenus sur cette expérience incroyable dans différents médias.

IMOCA

Dimanche 10 novembre 2019, Yann Eliès, 45 ans, et Charlie Dalin, 35 ans, ont remporté la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en Imoca après 13 jours, 12h et 8 minutes d’un long suspens et d’une dispute intense. Une victoire d’autant plus marquante pour Charles Dalin qu’il s’agissait de sa première course en tant que skipper sur ce modèle de bateau. «C’est la plus belle de mes victoires : c’est la course avec laquelle j’ai grandi au Havre», a-t-il déclaré au magazine «Voile et voiliers»

Le duo français a navigué sur le monocoque foiler de dernière génération Apivia, dessiné par l’architecte Guillaume Verdier et construit en un temps record. Mais cela n’a pas été qu’une partie de plaisir. «On ne va pas se mentir, on a parfois eu des difficultés à le faire avancer, à certaines allures, reconnaît Yann Eliès. On n’a pas eu toutes les réponses, mais on a cherché, en touchant de tout petits détails. On ne connaît pas les limites du potentiel de ces bateaux.» Et son collègue de préciser: «Les conditions n’étaient pas les conditions idéales pour ce bateau. Le départ s’est fait au près, puis on a eu très peu de vent de travers, seulement à la sortie du Pot-au-Noir.» 

Renversement de situation dans le Pot-au-Noir

C’est d’ailleurs dans ce Pot-au-Noir - une zone instable située au-dessus de l’équateur où forts grains et vents plus calme s’alternent de manière aléatoire et imprévisible - que tout s’est joué. Apivia a pris la tête à sa sortie alors qu’il accusait 120 milles de retard à l’entrée, derrière le principal favori Charal de Jérémie Beyou et Christopher Pratt, qui s’est embourbé dans cette région et en est ressorti avec 140 milles de retard. «C'était vraiment terrible, c’était même tout simplement un des pires moments de ma carrière», a déclaré Jérémie Beyou sur le site de la marque Charal. Un sentiment évidemment éloigné de celui ressenti par l’équipe adverse et exprimé par Eliès: «On ne sait plus vraiment de combien ça a basculé. Et on a du mal à l’exprimer, mais c’était vraiment bon !»

Cette victoire de Charlie Dalin et Yann Eliès marque le début d’un programme de quatre ans prévu avec leur Apivia. 

MULTI50

En Multi 50, c’est le duo composé de Gilles Lamiré et Antoine Carpentier qui a remporté la Transat. Les skippers français ont mis 11 jours 16 heures 34 minutes et 41 secondes pour traverser l'Atlantique, du Havre à Salvador de Bahia au Brésil. Leur Groupe GCA-Mille et un sourires est le premier bateau toutes catégories confondues à avoir franchi la ligne d’arrivée de cette 14ème Transat Jacques Vabre, le 8 novembre 2019.   

«C’était un rêve de gagner en Multi 50, a déclaré Gilles Lamiré à RMC Sport, peu après sa victoire. Donc forcément, c’est une sorte d’aboutissement, mais il y aura forcément une suite.» Le Français a accordé quelques interviews aux médias présents sur la ligne d’arrivée, peu après avoir sabré le champagne. L’occasion de revenir à chaud sur les 11 derniers jours passés à bord. «Quand on regarde en arrière on a l'impression d'avoir vécu une aventure incroyable, a-t-il déclaré. Et en fait c'est comme dans un livre. Ça  s'est passé comme dans un livre ! Comme dans un beau livre d'aventures, un beau livre illustré parce que il y a des supers images !»

«Je suis obsédé par la ligne d’arrivée»

Skipper amateur, Gilles Lamiré n’a pas été pris au sérieux à ses débuts. Mais son tempérament de vainqueur et sa motivation lui ont permis de prouver son talent et de mettre tout le monde d’accord. «Je suis obsédé par la ligne d’arrivée, a-t-il avoué à France 3 Normandie. Même si je vis des supers moments en mer, que j’aime ça, que c’est beau, pour moi ce qui compte c’est de franchir la ligne d’arrivée. Donc, de franchir cette ligne d'arrivée, forcément c'est de l'émotion parce que c'est ça le but.» 

Pour atteindre ce but, Gilles Lamiré a fait appel à Antoine Carpentier, un skipper de la Trinité qui avait remporté la précédente édition en Class 40. «A chaque fois, j'ai été intégré dans des bons projets avec des bons bateaux et des bonnes personnes, a déclaré ce dernier. Du coup, je suis très content que Gilles m'ait demandé de venir avec lui et j'aimerais bien que ça soit une habitude ! Mais ça on verra à la prochaine édition.» Et pourtant, Carpentier n’était à la base pas motivé par l’idée de participer à une transatlantique en multicoque. Mais un Grand-Prix en compagnie de Lamiré a suffit pour le convaincre que c’était la bonne personne pour tenter cette expérience, même s’il a avoué avoir eu «pas mal d’appréhensions» tout au long de la course. «Je savais qu’avec Antoine ça le ferait, il a des qualités humaines qui collent à notre projet», a ajouté Gilles Lamiré sur RMC. 


CLASS40

«J’ai été impressionné par les capacités de vitesse et d’accélération du bateau», a déclaré Adrien Hardy au quotidien «Ouest France», peu après avoir franchi la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre, le 14 novembre 2019, avec son co-skipper Ian Lipinsky. Le duo a non seulement remporté la course dans la catégorie Class 40 mais en plus battu un record en parcourant 415 milles en 24h. «Ces moments de haute vitesse sont plein de bons souvenirs.»

Naviguant à bord du Crédit Mutuel, les deux Français ont largement dominé la Transat dans leur catégorie sans être menacé depuis le 5ème jour déjà. A lire les réactions de Hardy, on a presque le sentiment que cette course était un jeu d’enfant: «Tout a bien fonctionné. On n’a jamais été trop sous pression, on a réussi à bien se reposer, on avait un pilote automatique qui marchait bien, et du coup, on a très peu barré. Le bateau est très confortable. Il faut féliciter ceux qui ont conçu, construit et préparé ce bateau, car on n’a jamais eu à sortir la boîte à outils, et moi c’est la première fois que ça m’arrive. C’était facile, c’était chouette.» Lipinski relativise tout de même un peu: «Pour moi ça a été un peu de stress d’être devant, car c’est plus compliqué d’être chassé que d’être chasseur, psychologiquement, et Adrien, qui a beaucoup d’expérience m’a calmé et rassuré.»

Une «bonne base» pour la suite

Ian Lipinski reste marqué par cette course, comme il l’a expliqué sur la chaîne youtube de son sponsor: «C’était impressionnant, c’est la première fois que je faisais une course comme ça avec des IMOCA et des Class 40 à côté. J’ai appris énormément au contact d’Adrien.»

Cette victoire, le duo la considère comme une «bonne base» pour la suite de leur aventure commune qui va passer par une Route du Rhum et une autre Transat Jacques Vabre. 

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